Le 25 janvier dernier, j’ai eu la chance d’assister à la rencontre entre l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et le LOU Rugby au stade Chaban-Delmas. Accréditée par Sud Radio et aux côtés de mon maître de stage, Nicolas Delage, et de l’ancien joueur Jean-Baptiste Dubié, consultant pour l’occasion, j’ai pu assister à mon premier match de rugby et découvrir les coulisses du journalisme sportif.
Dès mon arrivée au stade, une effervescence particulière se faisait sentir. Les supporters bordelais, fidèles au poste, donnaient de la voix bien avant le coup d’envoi. Accéder aux coulisses et voir les journalistes se préparer fut une première révélation : couvrir un événement en direct, c’est plonger dans une bulle d’intensité. Ce n’était pas la première fois que je me retrouvais dans la tribune de presse. Le 28 novembre, nous y étions déjà allés pour tourner plusieurs épisodes pour Optimum Nutrition avec Louis Bielle-Biarrey et Nans Ducuing. Cette première visite m’avait déjà permis de prendre connaissance des lieux, mais cette fois-ci, l’expérience en direct allait m’apporter quelque chose de nouveau.

Dans la tribune de presse, l’atmosphère était studieuse mais électrique. Nicolas Delage prépare son matériel très rapidement, comme il l’a déjà fait des tonnes de fois et rejoint la fréquence de Sud Radio pour vérifier que tout est prêt pour le coup d’envoi. Jean-Baptise Dubié, lui, apporte son regard technique sur les forces en présence. De mon côté, mon rôle consiste à observer, prendre des notes et assister à la préparation des commentaires en direct.


Le direct, une course contre la montre
Dès le coup d’envoi, tout s’est accéléré. Nicolas Delage et Jean-Baptiste Dubié analysent chaque phase de jeu avec précision et rapidité, rebondissant sur l’action en temps réel.
Ce qui m’a surprise, c’est l’ambiance légère et détendue dans laquelle ils travaillaient, malgré l’intensité du direct. J’ai compris à quel point l’instantanéité et la réactivité sont essentielles dans ce métier. Il ne s’agissait pas seulement de raconter ce qui se passait sur le terrain, mais de donner du relief, d’analyser et d’apporter une valeur ajoutée aux auditeurs.

L’après-match : une ambiance contrastée en conférence de presse
Après le coup de sifflet final, nous avons assisté à la conférence de presse d’après-match. Comme l’UBB avait perdu, l’atmosphère était lourde et empreinte de déception. Les visages fermés des joueurs qui se succèdent devant nous traduisent la frustration d’une occasion manquée de peu. Les journalistes posaient des questions, cherchant à comprendre les points de bascule du match, tandis que l’entraîneur, Yannick Bru, tente d’analyser la défaite avec lucidité.
Cette séquence m’a permis de mieux appréhender la dimension émotionnelle du journalisme sportif et l’importance de la retenue et de l’objectivité dans ces instants chargés d’émotion.

Conclusion : ce que j’en tire
Avant cette expérience, je n’avais jamais été particulièrement attiré par le journalisme sportif, ne consommant pas énormément de ce type de contenu. Pourtant, ce match ne m’a pas laissée indifférente, notamment face à la passion qui anime Nicolas. Voir son engagement et son énergie dans ce milieu m’a permis d’en saisir les subtilités et la richesse. Sans cette opportunité, je n’aurais probablement jamais eu l’occasion de découvrir cette facette du journalisme sportif.
Grâce à ce match, j’ai compris que le journalisme sportif, au-delà de la passion pour le sport, exige une grande préparation, de la réactivité et une capacité à synthétiser l’information en quelques secondes. Assister à cette rencontre en tant qu’observateur privilégié m’a plutôt réconcilié avec le journalisme sportif, que j’évitais comme la peste il y a encore quelques mois.
Récemment, avec le tournoi des six nations, j’ai pu regardé d’autres matchs (à distance cette fois-ci) et ça peut paraître bête mais je comprends mieux ce que je regarde maintenant. En quittant le stade Chaban-Delmas, encore imprégnée de l’ambiance vibrante de la rencontre, je me rends compte que désormais, je ne regarderai plus un match de la même manière. J’y verrai toujours l’envers du décor et tout le travail qui permet faire vivre l’événement aux auditeurs et aux lecteurs.

