Affaire de violences conjugales : un homme condamné à cinq ans de prison ferme.

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Le tribunal judiciaire de Bordeaux a traité une affaire impliquant Elliot Bourasseau, 25 ans. Il est accusé de violence ayant entraîné une incapacité de plus de dix jours sur sa compagne, Florine Leau, enceinte de leur enfant commun. Les faits se sont passés à Lormont et remontent au jeudi précédant l’audition, marquant un épisode brutal dans une série de violences conjugales qui s’étend depuis septembre 2023.

Le président de l’audience prend la parole en premier et décrit un véritable calvaire pour la victime. Une trentaine de gifles, une vingtaine de coups de poing, et des agressions psychologiques insoutenables. La petite fille de Florine Leau, témoin des scènes atroces, a également confirmé les faits.

Le casier judiciaire de l’homme est accablant, avec 18 condamnations antérieures, allant de violences conjugales à des vols et menaces de mort.

S’ensuit le témoignage de la victime qui n’est pas présente. Dans la voiture, un homme l’aurait ajouté sur Snapchat, ce qui n’aurait pas plu à Elliot, frappant alors l’écran de la voiture et cognant sa femme de sa main blessée, le tout devant la petite fille de 5 ans. Une fois arrivés chez eux, la victime décrit un calvaire, une trentaine de gifles et une vingtaine de coups de points. Elle se serait alors évanouie et n’aurait pu marcher pendant deux jours. Dans l’incapacité de se lever, elle ne serait pas sortie du lit de tout le week-end. La petite fille a été auditionnée et confirme les faits de violence. Madame Leau recevra un ITT de 8 jours dépassant alors les 10 jours d’immobilisation. 

Durant l’échange entre le juge et le prévenu, ce dernier déclare reconnaître les violences du jeudi mais pas les coups dans le ventre ni ceux dans la voiture. Il déclare avoir “une colère viscérale” en lui qu’il n’arrive pas à contrôler malgré le suivi psychologique administré depuis 10 ans.

La parole est donnée à l’avocate de la partie civile. C’est avec colère qu’elle souligne la terreur dans laquelle vivait la victime. Madame Leau est enceinte de trois mois et à la surprise générale, l’avocate annonce que cette dernière va avoir recours à l’IVG. Pour terminer, elle pointe le fait que la petite fille est tout autant victime que Florine Leau et demande donc 20 000 euros pour la mère et la fille en contrepartie des dommages.

Vient ensuite la procureure qui a insisté sur l’égalité homme-femme puis a dénoncé la gravité des violences intra-familiales. « Les victimes ne récidivent pas alors que les auteurs, oui », affirme-t-elle en montrant quelques-unes des photos des blessures de la victime. Elle requiert une peine de cinq ans ferme, assortie d’une interdiction de contact et de résidence en Gironde, ainsi que le maintien en détention du prévenu.

L’avocate de la défense a plaidé pour une peine moins ferme, avec l’argument du contexte stressant lié à la grossesse de la victime. Elle propose un suivi socio-judiciaire et une réduction de la peine, permettant à l’accusé de travailler dans le Gers, chez ses parents à condition d’un bracelet électronique.

Elliot Bourasseau sera condamné à cinq ans de prison ferme, avec un suivi socio-judiciaire, une interdiction de contact et de résidence en Gironde pendant cinq ans. Il devra aussi payer des amendes de 8000 et 2000 euros pour les préjudices moraux et physiques.

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